STEPHBACH


STEPHBACH

« « Pas si simple » réunit des étapes de la vie : la perdition, la mélancolie, les déchirures, mais aussi l'Amour, les sentiments d'échecs qui font qu'on rebondit. »

Nous vous invitons dans l'univers musical d'une plume artistiquement et énergiquement talentueuse, une plume humainement et simplement sincère dans les chansons qu'elle nous dévoile. Comme le dit et l'écrit si bien StephBach pour parler d'elle, « 10 ans qu'elle s’y colle, 10 ans qu'elle cherche à coups de mots sur le papier. » Chaque histoire qu'elle lit en nous, c’est toujours elle juste à côté, il manque un rythme, il manque un son pour justement nous l’expliquer.

C’est aujourd’hui ! C’est maintenant ! L’urgence de tout nous raconter », dans ses chansons et dans ce moment de partage lors d'une interview. « Pas si simple ! Les maux, les rires, les larmes, les réussites et les questions, tous les sons qui les accompagnent pour tout se dire sur le bon ton. Elle a attendu les rencontres enchantées, elle a cherché les bonnes personnes pour avancer, mais la vraie vie est faite de multiples trajets, il faut toujours y croire et s’obstiner. Alors voilà, tout est là ! Ou presque ! » Merci à elle pour ce joli moment de partage et d'échange autour de son univers, sa passion pour notre magazine.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis une auteure-compositeur-interprète. Je m'appelle Stéphanie Bach, mais j'ai choisi StephBach comme nom d'artiste. Je suis née en Lorraine, j'ai grandi dans le Sud et je suis devenue méditerranéenne d'adoption et de cœur. Je vis sur Paris depuis 10 ans maintenant. Je chante depuis 15 ans. Je me suis fait repérer à l'âge de 12 ans par le conservatoire d'Aix-en-Provence. Mon papa, parti de la maison familiale un peu plus tôt, voulut m'y inscrire. Par rébellion je décide de ne plus chanter, ni d'écrire de textes de chansons. Ma passion me rattrapera 15 ans plus tard à la suite de ma participation à un spectacle pour enfant en tant que chorégraphe. Je suis monté sur scène pour remplacer la chanteuse et j'ai repris goût au chant. Je décide alors de concrétiser mon rêve de petite fille. Je travaille ma voix et l'écriture de mes textes pendant des heures...des années.

A la suite d’un tremplin rock lors du quel je me démarque avec mon groupe de l'époque, je rencontre le réalisateur-arrangeur, Nicolas Deutsch, qui m’emmènera à lancer mon projet solo.

Pouvez-vous définir votre univers musical sous forme de portrait chinois ?

• Si c'était un lieu, ce serait le métro

• Si c'était un instrument de musique, ce serait un piano-guitare

• Si c'était une couleur, ce serait le rouge de la passion

• Si c'était un sentiment, ce serait la compassion, mais j'en ai plusieurs

• Si c'était un proverbe ou une citation, ce serait ce dialogue d'Audiard : « si on mettait les cons en orbite, ils n'auraient pas fini de tourner. »

Pouvez-vous nous parler de votre single, « Y'a ceux », sorti en mai dernier ?

C'est une ode à tous les râleurs, les gens qui grognent. Il faut se sentir faire partie d'une tribu positive et observer les pessimistes, la morosité, l'individualisme, ... Le message est qu'on a le droit d'être positif dans la vie. J'ai écrit ce titre dans le métro en observant les gens, qui, en regardant leurs portables, avaient l'air de faire la gueule. Je me suis demandé à quel moment il fallait que je m'enferme dans une bulle de positivité, car je risquais de les suivre et devenir morose.

Le fait de râler contre les râleurs et pessimistes en tout genre, dans cette chanson, fait- il de vous une râleuse ?

Oui certainement, mais ça fait de moi une râleuse positive (rires). J'aime mettre le doigt à l'endroit qui fera réagir gentiment les gens et montrer que l'on peut décider d'être positif. On est toujours le râleur d'un autre.

Le style de ce single étant plutôt orienté pop-rock, le génie de la musique vous offre le vœu de pouvoir jouer sur scène avec vos idoles.

De qui sera composé votre groupe ?

C'est compliqué de choisir. J'aimerais chanter en duo avec Serge Gainsbourg accompagné de M à la guitare et Boris Vian pour les textes et les chœurs. Mes idoles sont françaises, mais j'ai aussi de l'amour pour la musique anglophone. Je compléterais le groupe par Beth Hart, qui est pour moi la réincarnation de Janis Joplin, ainsi que le batteur des Guns N' Roses. J'ai des goûts très hétéroclites. J'aime les textes en français, mais aussi la soul et la musique anglaise. Mon groupe serait un florilège de tout ça, sans oublier que j'aimerai bouger comme James Brown. Ce sera à la fois énergique et un vrai moment d'émotion.

Votre EP, « Pas si simple », sortira mi-novembre. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

C'est un EP composé de 5 titres, dont un radio édit « mon temps ». Pourquoi « pas si simple » ? Parce-que mon parcours n'a pas été si simple. Car la vie n'est pas si simple, mais elle est positive si on la prend du bon côté. Il est composé de titre comme « Lady Juan », un Don Juan au féminin. Il raconte des aventures de femmes, qui sont aussi mon histoire. Toutes ces chansons pourront à mon avis parler à beaucoup de femmes dans le monde.

Un autre titre, « Petite conne », raconte des souvenirs d'enfants. Cet EP réunit des étapes de la vie : la perdition, la mélancolie, les déchirures, mais aussi l'Amour, les sentiments d'échecs qui font qu'on rebondit. Tout ça, ce n’est « Pas si simple ».

A ce propos, qu'est-ce-qui n'est pas si simple dans ce monde à votre avis ?

Pour moi, c'est qu'il y a une notion d'appartenance à la société, qui fait que, parfois on peut ne pas se sentir intégré dans cette société à part entière, malgré tous nos efforts, de par son exigence. Ce n'est pas simple de se blinder pour affronter ce monde, d'accepter la positivité, de savoir et pouvoir pardonner. Pouvoir accepter d'être un rond qui ne rentre pas dans un carré. On a le droit de se sentir différent. Il existe beaucoup de clivages. Ce n'est pas simple de réunir tout le monde sur le même avis en restant simple.

Et dans la musique ?

Bizarrement, la musique me paraît beaucoup plus simple que tout le reste. C'est un exutoire, une vraie liberté d'expression. Je n'ai pas peur de me dévoiler, de me mettre à nu devant les gens. C'est simple de dire les choses, quand elles sont dites sincèrement, simplement. La musique fait partie du mot « simple ». Même si on peut rencontrer des obstacles dans la musique, ils peuvent nous faire relever, affronter, grandir, ... La musique, c'est libérateur. Et la liberté, c'est simple.

Pouvez-vous compléter cette phrase : si la musique n'existait pas ... ?

Si la musique n'existait pas, je serais une étoile éteinte. Je ne vibrerais pas, en tous cas.

En visitant votre site et découvrant votre blog, j'ai pu voir que vous aimiez jouer avec les mots et écrire des billets d'humeur. Pourriez-vous en écrire un inédit, rien que pour Symbiose et ses lecteurs ? Avec grand plaisir. J'espère qu'il vous plaira.

Faut-il

Faut-il pour aimer, ne rester qu’à sa place, Tout ce qui me questionne et quand la nuit me lasse, Je voudrais le crier, avoir une autre place, Rendre les jours moins fades, me regarder en face. Faut-il pour aimer, effacer quelques traces, Mélancolie séchée par trop de temps qui passe, Que les premières raisons restent devant ma face, Et faire du présent un bonheur qui s'enlace. Hum je me tâte et je craque, et je me pose en question trois milliards de doutes. Hum je craque et je m’attaque, je me jette en déroute et j’en oublie la route. Faut-il pour grandir un petit peu se salir, Se prendre quelques gifles sans jamais les haïr. Patauger dans la boue, ne pas se voir vieillir, Rendre les jours uniques et ralentir les tirs. Faut-il pour s’assagir, sacrifier quelques fleurs, Tellement belles, c’est un leurre, venimeuse leurs heures. Humer jusqu'à la lie, d’overdose et de sueurs, Pour toujours en vouloir et en garder les lueurs. Hum je me tâte et je craque, et je me pose en question trois milliards de doutes. Hum je craque et je m’attaque, je me jette en déroute et j’en oublie la route. Faut-il pour vivre ici se narguer d’égoïsme, Ne penser qu’à sa gueule et devenir aveugle. Puisque l’autre à côté n’est pas de mon côté. Alors c’est avec lui que je gerbe ma haine, avec qui je m’engueule. Faut-il pour s’aimer, pardonner les coups bas, Se dire que finalement, nous sommes jalousés, De savoir qui l’on est, sans jamais se noyer de trop de certitudes. Avancer et lutter contre les servitudes, et le menton levé pour qu’ils fassent profil bas. Simplement regarder la lumière qui s’en va et n’en choisir aucune autre que celle-là. Hum je me tâte et je craque, et je me pose en question trois milliards de doutes. Hum je craque et je m’attaque, je me jette en déroute et je reprends ma route.

Quels sont vos projets à plus ou moins long terme ?

J'ai le sentiment d'avoir accouché d'un bébé artistique avec cet EP. Depuis que « Y'a ceux » est sorti, il est diffusé sur plusieurs radios. Mes projets sont la scène, ainsi qu'une émission télé, « le Blabla Wilson ». Mon rêve serait une résidence sur Paris avec une salle à taille humaine, où je pourrais chanter cet EP une fois par semaine par exemple. Je vais continuer à écrire pour développer cet EP, en faire un album et surtout monter sur scène, car c'est là que je me sens à la maison. Chanter afin de continuer à partager les titres de cet EP, qui parle de la nature humaine. Donc, il est important pour moi d'en parler les yeux dans les yeux avec le public.

Je vous laisse le mot de la fin pour vous adresser à nos lecteurs.

Je remercie les lecteurs d'avoir lu cette interview. 1000 fois et encore 1000 fois merci. Merci à Symbiose, PepsUp music et tous les médias, qui diffusent mon titre, partagent mon univers. Encore un grand merci et je vous donne rendez-vous sur scène pour échanger les yeux dans les yeux. Et ce n'est « Pas si simple » de dire merci (rires). N'hésitez pas à aller suivre l'actualité de cette artiste de talent sur son site internet et les réseaux sociaux. Vous pourrez alors avoir les infos et les dates afin d'aller la découvrir en live.










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