Mickey Mitch


Mickey Mitch

« Pour créer mes spectacles, Je ne cherche rien, je laisse le temps faire, je lâche prise ... et souvent ça vient tout seul »

Après son « One mômes show », un spectacle à destination des 6-12 ans, l'humoriste Mickey Mitch récidive avec un nouveau concept pour les seniors cette fois. Cet artiste humble et talentueux cherche à divertir les gens en s'adressant à des publics oubliés des humoristes. En pleine promotion et préparation de son nouveau spectacle, le « One vioc show » - « Fait pas bon vieillir », mis en scène par Damien Jouillerot et joué lors d'une date unique pour l'instant à Besançon, Mickey Mitch a eu la gentillesse de prendre le temps de répondre aux questions de Symbiose.

Qui est Mickey Mitch en quelques mots ?

Je suis un artiste franc-comtois, qui cherche sa place dans le monde artistique en proposant des concepts, en LE FAISANT pas comme tout le monde. Voici un petit jeu. Je vous demande de définir votre univers en 5 mots ou expressions ?

Je résumerais par un seul mot, « fidèle », que je déclinerai :

 Fidèle à moi-même

 Fidèle à mes valeurs

 Fidèle à mon public

 Fidèle à mes projets

 Fidèle à l'avenir

D'où vient l'idée de créer vos spectacles atypiques à destination des publics oubliés de l'humour, mais non dépourvus d'humour pourtant ?

Je répondrai par le titre d'une chanson d'un de mes amis : « OUTTA the blue ». Je ne cherche rien, je laisse le temps faire, je lâche prise ... et souvent ça vient tout seul. Ça apparaît comme une évidence, comme tombé du ciel.

Pouvez-vous nous expliquer votre choix du « One vioc show » ?

C'est un peu un contrepied. Tout le monde m'attendait sur la suite du « One mômes show » avec un spectacle à destination des ados, mais ça avait déjà été fait par Norman ou Kev Adams par exemple. Du coup, ce n'est pas arrivé. J'avais envie de surprendre en m'adressant à un autre public. Je ne voulais pas faire comme tout le monde. J'avais coécrit mon premier spectacle avec les enfants. J'ai également coécrit le suivant avec les seniors. C'est très important pour moi, d'écouter avec bienveillance les personnes avec qui l'ont partage un projet commun. Ça pose un cadre respectueux, un cahier des charges. J'aimerais bien par la suite jouer ces deux spectacles à Avignon, dans une salle de Paris, en Suisse ou au Québec par exemple. Je suis le seul humoriste en France à pourvoir proposer dans la même après-midi un One Mômes Show pour les enfants en début d'après-midi et un One Vioc Show en fin d'après-midi.

Revenons un instant sur votre précédent spectacle, le « One mômes show ». Quels en sont les meilleurs souvenirs ?

Ceux qui ne sont pas encore arrivés (rires). Quand, à la fin du spectacle, on vient te voir pour une séance de dédicaces ou des selfies, tu t'aperçois que c'est une génération très « écran ». Et ces moments de partage sont souvent aussi longs, sinon plus, que le spectacle en lui-même. Je me nourris de ces moments pour enrichir mes spectacles de nouvelles vannes par exemple. Je précise que le « One mômes show » n'est pas terminé, il est juste en sommeil pour l'instant et continuera à vivre plus tard.

Entre les enfants et les seniors, lequel de ces publics paraît le plus exigeant en terme d'humour ?

Les deux. Différemment, mais les deux. Ma démarche est de ne pas me prendre au sérieux, mais tout en l'étant. En fin de compte, c'est l'amplitude d'âge, le plus difficile à prendre en compte et à gérer ; autant chez les 6-12 ans, que chez les 60-100 ans. Quel monde aimerait peindre Mickey Mitch, muni d'un pinceau humoristique ? Un monde de tolérance pour mieux vivre ensemble. Mais avec de belles couleurs pastel (rires).

Le génie de l'humour vous offre un duo avec votre humoriste préféré. Avec qui souhaiteriez- vous faire un sketch en duo ?

J'aurais adoré être le 4ème membre des Inconnus.

Quel sketch auriez-vous aimé écrire et jouer sur une scène ? Pourquoi ?

Un sketch récent de Rachid Badouri, un acteur et humoriste canadien. « Mon père me fout la honte » parle de son père d'origine marocaine. J'adore cet humoriste, qui est presque un « Mickaël Jackson » de l'humour en termes de mobilité et de maniabilité.

Pouvez-vous nous parler de vos projets à venir ?

Comme abordé plus tôt, j'aimerais bien relever le challenge de jouer une semaine-dix jours au festival d'Avignon. Je serais le seul artiste qui pourrait enchaîner un spectacle à destination des enfants en début d'après-midi et un autre auprès des seniors en fin d'après-midi.

Quel argument donneriez-vous aux politiques ou la sécu pour faire rembourser l'humour par l'assurance maladie ?

En utilisant des slogans comme ceux-ci :

 « A nous aussi, faites-nous confiance ! »

 ou encore « Avec nous, ça peut marcher ! »

Pouvez-vous conclure cette interview par le mot de la fin traditionnel ?

Je dirais qu'on est tous le vieux de quelqu'un. Pour moi, le véritable âge n'est pas celui inscrit sur la carte d'identité, mais celui du cœur ou de l'esprit. Je terminerais en disant que la vie est belle.

Nous vous invitons à aller surfer sur les pages de ce jeune artiste « issu de l'agriculture bio franc-comtoise », aimant sa région et ses habitants et n'hésitant pas avoir envie de s'exporter pour la faire connaître au travers de son univers et ses spectacles, si la vie lui en donne l'occasion.

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Magazine Symbiose #14

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