MAKJA


MAKJA

Magazine Symbiose #14

« Makja, un clin d’œil à la nature humaine, à son côté sauvage, qui charme ou qui repousse, qui déroute, … »

En ce mois d’octobre, Symbiose vous propose un voyage musical entre les vignobles bordelais et le maquis corse. Bienvenue dans le monde de Makja, un artiste à fleur d’âme possédant une plume sincère et engagée avec des messages forts vous titillant soit du bout des lèvres ou avec la puissance de son écrin musical. La générosité de cet artiste vous touchera et parlera à chacun par les thèmes tout en simplicité de ses chansons. Merci à Makja d’avoir répondu à nos questions.

Qui est Makja en quelques mots pour nos lecteurs ?

Je suis un auteur-compositeur-interprète de Bordeaux. Je sais pourquoi je suis là. A chaque œuvre, j’essaie de donner à voir, à entendre, à ressentir. Je fais partie de la grande famille de la chanson française. C’est-à-dire du texte écrit et interprété en français. En ce qui concerne la musique, je ne désire pas m’arrêter à une seule esthétique musicale. Je souhaite davantage me laisser porter par l’envie du moment.

Ce nom a-t-il une signification ? Pourquoi ce choix ?

Je souhaitais un nom d’interprète avec une consonance étrangère. J’ai voulu rendre hommage à mes grand-mères, car « Makja » signifie « maquis » en corse. J’ai souhaité ce nom d’emprunt pour investir la poésie de ce nom. C’est un clin d’œil à la nature humaine, à son côté sauvage, qui charme ou qui repousse, qui déroute, ... Mais c’est aussi un acte de résistance. L’acte de créer va pour moi à l’encontre de l’endormissement.

Racontez-nous votre rencontre avec la musique en quelques mots ?

J’avais une écoute active étant gamin. J’écoutais de la musique symphonique, classique, religieuse. C’était comme un métal en fusion. J’ai écrit mon 1er texte en 1996 sous la forme d’un rap. Étant ado, j’aimais bien écrire mes textes. J’avais envie de porter un œil sur le monde qui m’entourait. Je reste toujours indigné dans ce que j’écris.

Voici la carte d’identité artistique de Makja :

• Nom = Makja

• Artiste préféré = Léo Ferré

• Couleur préférée = bleu

• Chanson du moment = un morceau de Quentin Sauvé, « Dead end », pour lequel j’ai un coup de cœur pour sa voix, la guitare électrique et je l’écoute souvent. Sinon j’écoute aussi un titre de Batlik « les éléphants blancs ».

Pouvez-vous nous présenter votre univers en 5 mots ou expressions ?

• Vivant • Caresse

• Épingle

• Caillou blanc (on laisse des chansons derrière nous. C’est au fil des œuvres qu’on comprend l’itinéraire, pas forcément sur un titre) • Témoignage

Vous semblez être un archer des mots, visant droit au cœur, pour toucher les gens dans leur âme. Quel est votre secret ?

Il n’y a pas de secret pour moi. Parfois, on ne pense plus à la flèche, mais à la conscience de l’acte. Je n’ai pas de recette, car chaque individu est différent. Parfois, j’ai touché, alors que je ne pensais pas le faire. Parfois je n’ai pas touché, alors que je pensais l’avoir fait. Il faut que ça me touche. Je pense que si je suis touché, ça pourra toucher quelqu’un.

Parlez-nous de votre dernier single « je prends les devants » sorti en mai dernier ?

J’avais fait des actions culturelles auprès de classes, dont pas mal sur le thème de l’engagement. Les jeunes m’ont inspiré, car ils se demandaient : « Comment peut-on nous enseigner des choses et ne pas les respecter après, ne pas montrer l’exemple ? ». Des jeunes se sont mobilisés pour une cause avec créativité, avec le sourire : l’environnement. J’ai traité ce thème avec un clip documentaire sur la marche pour le climat. Puis la pop urbaine est venue habiller ce message et apporte une autre palette, une autre couleur musicale que sur l’album.

Pour quelle cause, monde ou univers souhaiteriez-vous prendre les devants ?

Avec qui ?

Je souhaiterais un monde où tout le monde a le droit de goûter au sourire et au bien-être. Je prendrai les devants pour plus de justice et de justesse. Ce ne sont pas juste des mots, car j’essaye de le faire quotidiennement à mon humble niveau. Je viens d’être papa d’une petite fille. C’est donc important pour moi. Je veux pouvoir croire en des jours meilleurs en redistribuant notre sourire, notre bonheur, comme une pulsion communicative. Un vrai bonheur se transmet sans rien attendre en retour. C’est important pour soi et pour l’équilibre.

Depuis votre album sorti l’année dernière « ne te retourne pas », sur quelle chose ne vous retournerez-vous jamais ?

Je suis trop appelé par le présent et par demain pour prendre le temps de me retourner. C’est la minute à vivre qui m’empêchera de regarder derrière. J’ai cette vision d’un sablier qui enlève des secondes, donc il ne faut pas perdre de temps.

Le génie de la musique vous offre un duo avec l’artiste de votre choix. Avec qui monteriez-vous sur scène ?

Je chanterais avec Nougaro. Mais si c’est un génie, il peut bien m’en offrir deux (rires). J’adorerais faire un duo avec Aretha Franklin ou Nina Simone.

1 titre, 1 histoire. Choisissez une chanson de votre répertoire, qui vous marque et racontez-en la genèse et la signification à nos lecteurs ?

Je choisis « ne te retourne pas ». Ce titre est la dernière chanson de l’album du même nom. Il traite de l’importance de regarder vers l’avant et est né lors d’une résidence de création avec Michael Benz, un ami compositeur. C’est une lettre de remerciements à mes parents, qui m’ont transmis le berceau et les valeurs pour bien vivre. Comment leur rendre hommage ? Je me suis mis à leur place pour parler en leur nom. « Si demain nous ne sommes plus là, nous serons tout de même présents dans tes choix ». J’ai écrit cette chanson en une nuit. J’ai pleuré comme un gamin et j’ai décidé de l’interpréter dès le lendemain lors de cette résidence. C’est une chanson qui émeut. Les gens se la sont appropriée, et même si elle parle de mon histoire, elle ne m’appartient plus. Chaque personne qui l’écoute se fait son histoire

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à « the Voice » cette année ?

Je garde juste l’après. J’ai reçu plein de messages de fierté, d’encouragements, de plein de gens, des pensées très touchantes. C’est dingue ce qu’un simple passage à la télé peut déclencher au niveau viral. J’ai trouvé génial, que des enfants me reconnaissent. Je trouvais ça beau. Certaines personnes me connaissaient d’avant et me retrouvaient là à la télé. C’était génial d'avoir cette opportunité de renouer des contacts avec eux, et d’avoir leur retour suite au passage TV.

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à « the Voice » cette année ?

• Susciter un intérêt pour ceux qui me découvraient.

• Pouvoir rencontrer des artistes talentueux, car j’écris aussi parfois pour les autres.

• Vivre cette expérience de m’essayer à la reprise. J’ai trouvé ça drôle, déconcertant, mais c’est un passage obligé à ce genre de concours. J’ai gardé contact avec plein de gens, artistes et professionnels.

Afin de mieux vous découvrir, je vous propose un portrait chinois :

Si vous étiez un animal = je serais un aigle

Si vous étiez un paysage = je serais le maquis

Si vous étiez un livre = je serais un dictionnaire décalé

Si vous étiez un film = je serais « Léon » de Luc Besson

Si vous étiez une émotion = je serais la surprise

"Quels conseils donneriez-vous à un auteur-compositeur débutant dans la musique ?

D’avoir « la dalle ». Ca me correspond bien. Je chercherais à savoir ce qui le motive, ce qu’il désire transmettre. Mais si tu as envie, si tu as faim, vas-y, fonce ! Mais n’attends pas que ça vienne tout seul ou tombe du ciel ! Vis ton envie !

Quels sont vos projets à venir ?

Je vais continuer à explorer de nouveaux titres, de nouvelles collaborations. Je cherche une nouvelle direction artistique, mais je suis en phase d’exploration sur de nouveaux titres, de nouveaux ingrédients … Cette phase d’exploration est importante. En parallèle, il y aura des concerts en formule trio avec de prochaines dates à venir pour le premier semestre 2020.

Je vous laisse conclure avec le mot de la fin.

Merci à Symbiose. Chaque interview est une porte laissée entrouverte. Bienvenue à tous les curieux souhaitant venir me découvrir. Merci à vous pour cette porte entrouverte. Je termine souvent par cette maxime : « si tu ne viens pas au maquis, Makja viendra à toi ! »

MAKJA

"Je prends les devants" - Clip documentaire

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@crédit photo by THIBAULT STIPAL

Magazine Symbiose #14

Mise en page By Fatou Bathily

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